Dernières nouvelles

20. oct., 2015

Article de l’Association professionnelle des massothérapeutes spécialisés du Québec publié dans le magasine les Nouvelles esthétiques spa du mois de juillet 2013.

N’avez-vous pas souvent entendu ou même prononcé ces paroles : « Ouf! Que j’ai mal! Mais ça va passer. Je vais aller mieux demain. » ou encore « Je vais aller consulter lorsque j’aurai vraiment mal »? Pourquoi endurons-nous ainsi nos maux?

Pourtant, notre société est devenue adepte de la prévention. On nous bombarde de polices d’assurance adaptées pour toutes les circonstances imaginables, on consomme des suppléments alimentaires sur une base régulière, on porte un casque à vélo comme à moto et on boucle notre ceinture de sécurité en voiture. De surcroît, nos normes de sécurité évoluent sans cesse et les messages sur l’importance d’une bonne hygiène de vie se multiplient.

Pourquoi alors, lorsque nous sommes affectés par un mal physique, serrons-nous les dents en espérant que ça passe? Ne devrions-nous pas prévenir les problèmes du système musculosquelettique plutôt que de les guérir? Observons ce qui se produit lorsque nous laissons le temps s’occuper d’une pathologie inflammatoire ou posturale.

Le temps n'arrange pas tout

Le cercle vicieux du cycle inflammatoire

Le processus inflammatoire fait partie des mécanismes de défense déployés par le corps lors d’un trauma physique. En augmentant localement la circulation, son objectif est de limiter les dégâts et de favoriser la réparation des tissus lésés. Normalement, tout se passe bien et l’inflammation se résorbe d’elle-même une fois son travail terminé.

Malheureusement, lorsque l’agression dure trop longtemps, dans sa paranoïa, l’organisme envoie trop de liquide dans la région atteinte. Le mécanisme se nuit alors à lui-même puisque le gonflement qu’il produit fait pression sur les structures avoisinantes, bloquant ainsi sa porte de sortie. Exactement comme dans un embouteillage où les voitures s’emprisonnent les unes les autres et empêchent une ambulance d’atteindre le lieu de l’accident, l’efficacité du processus de guérison est gravement réduite par de l’inflammation qui perdure. L’inflammation génère des adhérences tissulaires en agglomérant les particules en suspension, comme tout bon liquide stagnant, ce qui produit une chute de l’amplitude articulaire. Moins d’amplitude signifie moins de mouvement, diminuant ainsi de nouveau la circulation et  augmentant encore les adhérences et les tensions musculaires… Et voilà! Nous sommes pris dans un cercle vicieux où la pathologie, devenue indépendante de sa cause originale, s’entretient elle-même.

Une douleur stressante

La présence d’une pathologie inflammatoire ou posturale est très dérangeante. La douleur nous incommode et l’incapacité à utiliser notre articulation comme nous le souhaitons nous irrite. Cette perte de contrôle sur notre propre corps peut nous frustrer et entrainer un stress physique et émotionnel supplémentaire à l’organisme, avec tous les effets indésirables qui l’accompagnent.

Parmi ces effets, une baisse de la qualité du sommeil peut être engendrée par la douleur ou par une insomnie découlant de ce stress, ralentissant la régénération des cellules, une opération qui s’effectue principalement durant le sommeil profond. Ce ralentissement freine également le processus de guérison, vous obligeant à traîner vos pathologies sur un laps de temps plus élevé que nécessaire puisque l’entretien que votre corps assure sur lui-même se trouve diminué. Au même titre que notre réseau routier, notre corps a besoin d’entretien régulier pour éviter l’effondrement.

En plus de vivre un inconfort prolongé, la personne aux prises avec une pathologie pendant une longue période peut voir apparaitre des problèmes connexes, comme un diabète ou une mauvaise pression sanguine, ou subir l’amplification de problèmes déjà présents.

Complications et compensations

Les pathologies inflammatoires et posturales sont des créatures mal élevées. Elles détestent être seules et invitent plusieurs de leurs semblables à prendre place dans votre système sans votre permission. Un exemple classique est l’inflammation d’un tendon musculaire (tendinite) de l’épaule qui se propage aux structures connexes, en dégénérant d’abord vers la bourse séreuse (bursite) pour ensuite atteindre la capsule articulaire (capsulite). Pire encore, un pincement du nerf brachial, qu’il soit comprimé directement à sa sortie des vertèbres cervicales (cervicobrachialgie) ou par les muscles cervicaux scalènes (défilé thoracique), peut engendrer les trois pathologies précédentes. Ces pathologies peuvent également s’étendre vers les tendons du coude (épicondylite) et terminer leur trajet au poignet où le nerf devient pris dans un étau à l’intérieur du canal carpien (syndrome du canal carpien).

Un phénomène de compensation peut aussi survenir si vous n’intervenez pas pour traiter une pathologie. Par réflexe de protection, nous utilisons généralement moins une articulation douloureuse ou encore, nous utilisons sans le savoir des muscles accessoires pour tricher la douleur et accomplir tout de même le mouvement souhaité. Ce faisant, certaines structures sont soumises à un stress pour lequel elles ne sont généralement pas conçues. Ainsi se produit un phénomène compensatoire.

Lorsqu’une pathologie s’aggrave ou en génère une nouvelle, la durée du traitement nécessaire s’allonge. À l’origine simple, la problématique se complexifie et force le thérapeute à jongler avec les nombreux symptômes pour investiguer et comprendre qui cause quoi.

Plus le temps avance et plus la pathologie s’installe confortablement, ses racines s’enfonçant de plus en plus profondément. Il est donc primordial d’agir tôt. Bien qu’un travail de prévention peut être moins glorifiant pour le thérapeute et moins impressionnant pour le client, son importance n’en est pas pour autant diminuée. Comme l’a mentionné Einstein : « Un intellectuel résout des conflits. Un génie les prévient. » Et le temps n’arrange rien. Il ne fait qu’offrir des circonstances opportunes.

18. août, 2014

Pratiquer 5 minutes de cohérence cardiaque entraînent une diminution de votre taux de cortisol pendant 5 heures.

Pour vous accompagner dans votre pratique de la cohérence cardiaque, je vous offre ce vidéo où j'ai beaucoup de plaisir à le pratiquer quotidiennement.